Et le Vent sur les eaux, L'Harmattan, 2005 - extraits

Et le Vent sur les eaux

Disponible en ligne sur le site de l'Harmattan.

Extraits :

 

Nous sommes les danseurs, les possédés.

Nous avons quitté le temps de la divinité

pour celui de la divination.

L’œil nous a raidis, le silence est l’extase.

 

Autour du soleil

Sur une flaque qui déborde

À l’unisson des nuits

À l’amont du ventre –

ce qui se gorge à présent.

 

 

 

 


 

Buisson ardent 

Formes vives et vide informe

De l’autre côté de la colline

 

On va de l’autre côté

Peur au ventre, le ventre en désir 

 

Charpentant des systèmes religieux

Pour écrouir l’enfant et contenir les coulées

De la sève psychique face à ses crises.

 

 


 

Front du continent

Ici les ponts, les frontières

La joie m’a serré

M’erre la nuit hantée

Et la chaleur encore

Bat le rappel des veines –

 

Voici le pays étranger

Où je me suis installé

Que le soleil ravine

Depuis que s’est retirée

À défaut de son ombre

À part l’ultime vestige,

la mer.

 


        Land

Incliné là comme les fougères près de la fontaine – vent grand angle les arbres cinglés, bourrasques lézardant leur ciel fier et lourd, précipice aussi instant que le souffle d’un oi­seau avant l’envol – j’écris.

L’au-delà mes aïeux dans le silence qui presse, est le trait d’union assimilant la foudre et ses coups – du ventre au crâne. Invente le verbe étranger, y trempe la langue, y cherche un lieu, y coule à flots.

Les cieux autour, le soleil éclate. – Quel ailleurs me troue ? À trop vouloir...

Toute l’eau que je tâche à pleines poi­gnées de saisir se refuse totalement – elle me glisse dessus, me sillonne et m’emporte –  restent en solide l’épine dorsale, jalon vers nulle part, et l’humeur de ta main.

 

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