A la mémoire de Christophe Bertrand.

À la mémoire de Christophe Bertrand.

 

Chaque jour commence par un coup de théâtre

Et pourtant le décor depuis toujours est planté :

L’infini, l’infini – et quelques poussières dans la nuit

Jusqu’à ton grain de peau que la lumière saisit.

 

Est-ce l’immensité qui t’hallucine ?

Ou bien hallucines-tu sa rigueur vertigineuse 

Dès que le souffle vient te creuser

A l’intérieur du sang ? Et entends-moi :

 

Ne vois-tu pas l’esprit bondir ?

Ne sens-tu pas l’âme de tout cela ?

Cet esprit, cette âme, plus intérieurs

Que l’intime, et le corps à l’intérieur 

            Passionné à l’extrême ?

 

Ils sont le silence que tu respires

La musique que tu transpires

La langue qui te parle

L’image qui te hante.

 

Et ainsi tous les matins

Le premier signe d’éveil

Qui parcourt la chambre

Remonte ton regard

            Pour l’éternité.

 

 


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